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La règle du jeu des réponses publiques au courrier scientifique privé- 2016

Vendredi, 19 février 2016 | 1 057 vus
Je reçois régulièrement des demandes d’informations de la part d’étudiants et de chercheurs. L’exemple ci-après précise les règles qui s’imposent à moi pour répondre à ces demandes. "Votre lettre m’a intéressé. Mais le texte que vous me soumettez contient des erreurs et des approximations que j’ai relevées. 1. La déontologie interdit aux experts d’intervenir dans les processus et dans les épreuves de l’enseignement, j’aurais donc besoin de savoir a. Quel est votre statut universitaire : Etudiante ? Professeur ? Quelle matière ? Quel niveau ? b. Quelle est la nature du texte dont vous m’envoyez un extrait : un rapport pour une épreuve universitaire ? un mémoire de PhD ? une partie d’un cours ? un article pour une revue (de recherche ? d’enseignement ?), une revue de questions ? un ouvrage ? etc. 2. J’ai néanmoins rédigé une réponse en supposant que vous soyez étudiant(e) avancé(e). Vous ne vous offenserez pas si c’est inexact. Ma réponse est dans ce cas plus bienveillante, mais elle évite de traiter les points les plus délicats… en fait les plus intéressants pour un chercheur. 3. Alors le mieux que j’ai pu faire c’est de séparer dans ma réponse : a. Une partie privée qui ne s’adresse qu’à vous. b. Des références à mes publications et à celles d’autres auteurs (en anglais, en espagnol ou en français) c. Des explications spécifiques à votre travail, donc en principe originales : pour que vous puissiez vous y référer, je devrai les rendre publiques. Je les mettrai donc sur mon site (en français) dans une rubrique dédiée (Réponses publiques), sans faire aucune allusion à votre lettre, ni à votre travail particulier, ni à votre personne. Je vous enverrai alors la référence. 4. Mais vous rapportez, apparemment sans l’analyser correctement, un fait intéressant. Ce phénomène est important et peu connu dans la littérature en langue anglaise. De même que je ne voudrais pas embarrasser un(e) étudiant(e) dont j’aperçois les qualités, je ... Lire la suite